Comme pour beaucoup d’autres maladies, le plus difficile est souvent le regard de l’autre, la difficulté d’être vu pour ce que l’on est et pas toujours au travers du prisme de la maladie.

L’intégration à l’école

La règle, comme pour toutes les autres maladies, c’est l’intégration à l’école. Les enseignants accueillent toutes sortes d’enfants ayant des handicaps et des pathologies variées, ils ont l’habitude. Ne soignez pas inquiets, et pas trop sur-protecteurs : à l’école, votre enfant est un élève.

Le dialogue est toujours possible, n’hésitez-pas à demander un rendez-vous dès que vous avez un sujet d’interrogation ou d’inquiétude. Mais ne comptez pas trop sur une aide de la médecine scolaire, elle est hélas en voie d’extinction à part les visites de routine depuis que l’on a arrêté de recruter des médecins scolaires il y a vingt ans.

L’intégration dans la vie professionnelle

La très grande majorité des personnes épileptiques est apte au travail. Lors d’un entretien d’embauche, l’employeur éventuel va s’informer sur les compétences, l’expérience professionnelle, les diplômes, les motivations. Les informations concernant votre santé n’ont pas à être demandées.

Lors de l’examen par le médecin du travail, les antécédents d’épilepsie doivent être communiqués, de façon à vous protéger en tant que salarié, où à préserver les autres salariés si votre emploi présentait un danger.

En cas de difficultés, les associations et organismes dédiés peuvent être d’un grand secours.

La vie privée

La lutte contre les préjugés n’est pas chose facile, ce n’est qu’en 1970 que l’on a autorisé les épileptiques à se marier en Grande-Bretagne, en Inde et en Chine c’est toujours l’interdiction qui prévaut …

Le combat sans relâche des associations, la prise de conscience des pouvoirs publics ont fait évoluer favorablement la situation, mais il faut toujours continuer à informer et expliquer sans relâche pour que la vie des personnes épileptiques devienne vraiment socialement semblable à celle de tout à chacun.

Il ne faut pas non plus que le problème médical submerge toute l’existence de la personne épileptique, qu’il domine toute la vie et les conversations, et là c’est aussi à la personne malade de savoir s’adapter aux centres d’intérêt de ceux qui l’entourent.